Batman : Damned

batman damned brian azzarello lee bermejo

Batman : Damned est un petit événement en soi. D’abord parce qu’il paraît dans le Black Label de DC Comics, une version plus sombre, adulte, violente et hors continuité des récits des héros de l’éditeur. On a pu y lire Batman White Knight par exemple. Ensuite, parce qu’il associe deux pointures : le scénariste Brian Azzarello et le dessinateur Lee Bermejo. Le résultat laisse cependant un sentiment mitigé.

D’abord, commençons par ne pas lire la préface qui spoile une bonne partie de l’intrigue ! L’histoire commence avec un Batman en mauvais état, suite à un combat contre le Joker. Si Batman est salement amoché, le psychopathe, lui, est mort et son corps est repêché par la police. Dans ses délires aux portes de la mort, Bats revoit son passé et découvre plusieurs éléments troublants sur ses parents, pas si heureux qu’il ne le pensait. Mais il voit aussi un personnage magique qui va le hanter toute sa vie.

batman damned

Batman erre ensuite dans les rues de Gotham, et là le récit est décousu, puisqu’il veut à la fois voir le corps du Joker et retrouver un mystérieux mendiant qui connait un secret bien lourd. Sur sa route, il rencontrera plusieurs personnages liés à l’univers occulte de DC (spoilers : John Contantine, qui raconte d’ailleurs l’histoire, Deadman, Zatanna et quelques autres encore).

Le récit est étrange et on se demande, comme Batman, ce qu’il se passe tant les scènes semblent manquer de cohérence. Combats, rencontres étranges, comportements illogiques, Batman est balloté en tous sens et se livre même à des actes de violence inhabituels chez lui, tandis que la mort de ses parents revient encore et toujours, sous un angle inhabituel cette fois. Mais en fait, tout est dans le titre et s’explique par le combat du début de l’histoire, que l’on retrouve à la fin. Théorie sous forme de spoiler : John Contantine, qui raconte d’ailleurs l’histoire, Deadman, Zatanna et queBatman serait mort et damné après avoir laisser mourir le Joker. Seuls ses regrets lui permettent de se racheter et de connaître la paix, mais au prix de la résurrection du monstre.).

L’histoire de Brian Azzarello bénéficie de splendides dessins, ou des peintures, de Lee Bermejo, avec un luxe de détails incroyable et des scènes épiques, le tout dans une ambiance sombre et désespérée. Du grand art.

batman damned lee bermejo

Récit étrange et onirique, qui casse le mythe et montre Batman sous un autre angle (dont des scènes de nudité, de tentative de viol et autres passages sanglants ou choquants, Batman : Damned n’est pas des plus abordables et est bien sûr à réserver à un public averti, idéalement des fans de longue date du Chevalier Noir.

Commander Batman : Damned

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :