Spider-Man : Homecoming (2017)

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Ça y est, il est à la maison ! Qui ça ? Mais Spider-Man bien sûr ! La maison étant bien sûr La Maison des Idées, le surnom de Marvel ! Après une première série de trois films (avis ici pour le premier) puis un reboot catastrophique (avis ici et ), Spidey est enfin apparu dans une production Marvel, Captain America : Civil War et le revoici plus ou moins dans l’écurie des super-héros grâce aux accords entre Sony (qui a les droits sur le personnage) et Marvel (qui a les moyens de le sortir du marasme cinématographique dans lequel il s’enlise depuis des années). Et c’est peut-être bien le problème…

Plutôt que de subir une énième fois les origines du héros, nous sommes projetés directement dans les coulisses de Civil War, par le biais de petites vidéos (épileptiques et pénibles à suivre) que Peter Parker filme sur son téléphone. Du coup, on cite à peine l’accident qui lui a donné ses pouvoirs, et on zappe quasiment sa famille et le drame lié à l’oncle Ben (la Tante May modernisée étant la plupart du temps aux abonnés absents et plutôt inutile voire ridicule). Ici, pas de « grands pouvoirs qui donnent de grandes responsabilités », mais plutôt un Tony Stark, omniprésent physiquement ou par la pensée, qui sert de mentor ou de père de substitution à Parker, le confiant également aux bons soins de son garde du corps-chauffeur-larbin au grand coeur Happy Hogan (joué par l’acteur-réalisateur Jon Favreau). Spidey se retrouve d’emblée avec un costume-armure high tech qu’il aura parfois du mal à contrôler, tout droit inspirée de celle d’Iron Man (avec parachute et chauffage intégré, si, si, ils ont osé).

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Du coup, le film, au lieu de se concentrer sur l’essence même du personnage, le héros urbain qui aide les petites gens (même si cet aspect n’est pas complètement éludé) tend plutôt à courir derrière les Avengers. On les cite ou les voit à tout propos, Captain America fait même des vidéos pour les lycéens, Parker passe son temps à joindre Hogan ou Stark, et Iron Man arrive toujours pour l’aider à réparer les bêtises qu’il fait par son inexpérience. A cet exemple, la scène du ferry est particulièrement démonstrative. Du coup, l’aspect teenager de Parker sonne assez faux, d’autant que son ancrage au lycée est bien limité. Un copain benêt (Ned, inspiré du Ganke ami de l’Ultimate Spider-Man Miles Morales), une amourette bâclée avec une certaine Liz Allen (bien loin du charisme d’une Gwen Stacy ou d’une MJ Watson, sans même parler de sa version comics), un Flash Thompson relooké et très différent de celui qui tourmentait Parker… On ne peut pas en vouloir aux scénariste de moderniser le personnage, mais dans ce cas les allusions et noms devraient être revus et corrigés !

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Pour le vilain, le Vautour est un choix curieux, même s’il ne reste plus trop d’ennemis « classiques » de Spider-Man a faire intervenir. Ceci dit, rien n’empêchait un reboot d’un Green Goblin ou Dr Octopus, hein ! Pourtant, le Vautour, c’est un peu un looser pathétique, pas celui qui fait vibrer sur une affiche de film et ce, malgré le talent de Michael Keaton, ici dans un rôle caricatural… On lorgne encore du côté des Avengers, avec un trafiquant qui se sert des reliquats d’armes et de vaisseaux chitauris (suite au combat final du film Avengers) pour se bâtir une fortune dans le crime, et se fabriquer une paire d’ailes bien encombrantes. Petits clins d’oeil au comics : le col de fourrure du costume, le malfrat qui se surnomme le Shocker, l’allusion à Damage Control (on égratigne au passage Stark qui gagne de l’argent sur le dos des victimes, même si c’est très fugace !)…

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Si Tom Holland s’en sort globalement bien – j’ai quand même du mal à lui donner les quinze ans qu’il est censé avoir dans le film – j’ai trouvé que ce Spider-Man : Homecoming passait trop vite sur la nature même du héros pour en faire un ersatz d’Avenger, un sous-fifre qui ne pense qu’à rejoindre l’équipe et à cirer les pompes de Tony Stark. Le scénariste avait-il le même sentiment ? En tout cas la fin du film pourrait le laisser penser !

S’il n’est pas raté et constitue un divertissement correct, le film reste trop moyen et bien loin de ce que mériterait cette icône (les plus anciens auront une pensée émue en écoutant le vieux thème musical, repris partiellement ici). Mais peut-être que cette nostalgie est à réserver aux plus vieux spectateurs et/ou lecteurs, et que le jeune public y trouvera son compte. Décidément, le passage du Tisseur sur les toiles est toujours compliqué…

A noter : la première scène du post-générique qui donne un indice sur le vilain du prochain film, et la seconde en toute fin de film qui m’a laissé de marbre, je ne l’ai pas trouvée drôle après toute cette attente…

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