Wonder Woman (film, 2017)

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Enfin ! 75 ans après sa création, Wonder Woman, celle qui est l’un des trois piliers de la Trinité DC a enfin son film ! Popularisée dans les années 70 par la série télévisée avec Linda Carter, et pour autant pas forcément très connue du grand public, on avait vu l’héroïne dans le très mitigé Batman v Superman. Cette fois, elle a le premier rôle, et se débrouille seule.

(cet article contient des spoilers sur le film)

On revient donc en arrière puisque le film se situera quasi-exclusivement dans le passé, avec un vrai origin movie pour (re)présenter le personnage. Diana, jeune amazone, fille de la reine Hippolyte et de Zeus, nièce de la générale Antiope, est assez téméraire et dotée d’un caractère bien trempé. Lorsque le pilote-soldat-espion Steve Trevor s’écrase par accident sur son île pourtant cachée, il amène avec lui la guerre, la Grande Guerre. Diana y voit l’oeuvre d’Arès, le dieu grec qui a abattu Zeus, et décide de l’arrêter, partant naïvement découvrir le monde des hommes, au moment où sa facette la plus atroce se découvre.

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Autour d’elle et de Trevor (un Chris Pine moins tête à claques que d’habitude), une petite équipe hétéroclite s’assemble afin d’arrêter les allemands opposés à l’armistice prévue, dont un vilain général patibulaire (très caricatural) et une savante, le Docteur Poison (pas assez exploitée), aux inventions meurtrières. Le film alterne alors les scènes de guerre, les passages sympathiques voire légèrement comiques, et la montée en puissance des pouvoirs de Diana, qui finit par découvrir toute l’étendue de ses capacités de Wonder Woman.

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Souffrant de quelques longueurs, le film aurait gagné à être raccourci un peu, on prend ici son temps pour bien camper le personnage qui perd sa naïveté et en vient à douter de sa mission. Avant de reprendre espoir, inspirée par les actes de certains des humains qu’elle côtoie. Certaines scènes sont touchantes, comme celles du bien nommé No Man’s Land, et il faut reconnaître un certain charisme à Gal Gadot qui incarne tout à fait correctement son personnage, malgré un physique qui n’est pas vraiment conforme à la musculature habituelle de l’amazone dans les comics. Même s’ils font faux et abusent du ralenti, ses combats sont souvent impressionnants et satisfaisants.

Assez grosse déception par contre pour les trucages, les vues générales de l’île de Thémyscira font assez fausses, quelques actions des amazones et de Diana ne font pas – du tout – naturelles, on abuse des acrobaties et des ralentis, et le combat final contre Arès est une bouillie infâme. D’ailleurs, le Dieu de la Guerre n’est pas impressionnant et l’acteur choisi crée certes la surprise mais ne m’a pas convaincu dans ce rôle. (Et puis, pourquoi faciliter le voyage de WW et de ses alliés pour tenter d’arrêter ceux qu’il privilégie par ailleurs ? Ou expliquer à Diana comment le vaincre ?). Quant au message féministe et de tolérance de Wonder Woman, il est ici hélas réduit à sa portion congrue et à quelques allusions trop discrètes, malgré une femme à la réalisation.

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Petit bémol également, le film ne fait pas la jonction entre la fin de la Grande Guerre et l’époque actuelle, on ne sait donc pas ce que WW a fait entre-temps ni si elle a eu un rôle dans d’autres conflits, sans parler de sa vie privée ou d’un retour éventuel sur l’île des amazones. Ce sera peut-être pour un autre volet ? Le lien avec Batman, et ensuite la Justice League dont le premier volet sort dans quelques mois, est ténu mais existant, bien moins cependant que dans Batman v Superman.

Au final, Wonder Woman, même s’il souffre de défauts, est un film de super-héros qui change agréablement de ceux que l’on a l’habitude de voir, et comprend une certaine fraîcheur liée au changement d’époque (qui n’est pas sans rappeler Captain America First Avenger) et surtout à l’actrice principale qui impose un personnage à la fois naïf et volontaire, empli de doutes et décidé, bien plus lumineux que les Batman et Superman dark’n’gritty. Et ça fait du bien !

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