Captain America : Steve Rogers #1-6

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Critique des épisodes 1 à 6 de la série Captain America : Steve Rogers (2016)

Depuis quelques temps, j’avais perdu de vue Steve Rogers. Il était devenu âgé suite à ses aventures précédentes dans la Dimension Z, puis s’était retrouvé dans le commandement du SHIELD et à la tête des Uncanny Avengers. Et je n’ai pas tenté la lecture des aventures de celui qui a repris le bouclier de Captain America, Sam Wilson. Mais les choses ont bien changé comme je vais en parler ci-dessous dans un article plein de spoilers !

Lors de la rébellion des super vilains détenus à Pleasant Hill dans Avengers : Standoff, Steve Rogers a été rajeuni et remis en pleine forme par Kobik, le cube cosmique qui s’est incarné sous la forme d’une petite fille omnisciente. Il est donc redevenu Captain America, tandis que Wilson le restait aussi, d’où la présence de deux Cap et de deux séries bien distinctes. Rogers a maintenant un nouveau costume et un nouveau bouclier qui rappelle le classique des années 40. Il travaille avec une Sharon Carter âgée, d’ailleurs les dessins du visage de celle-ci ne sont pas toujours des plus réussis. Et mine de rien, ce n’est pas souvent que l’on voit une femme d’un certain âge embrasser un jeune homme dans les comics !

captain_america_steve_rogers_3Mais la grosse nouveauté qui a fait hurler les « fans » les plus endurcis, est qu’on découvre dans ce premier arc qu’en fait Steve Rogers est (et a toujours été) un agent de HYDRA ! Il y a bien sûr une explication, le scénario nous la donne dès le second numéro : elle se nomme Kobik. Manipulée et endoctrinée par Red Skull, qui a été longtemps possesseur du cube, donc son père adoptif en quelque sorte (ce qui nous vaut une vision de celui-ci lisant une histoire de domination du monde à la petite « fille » !), Kobik a en effet recréé Rogers et a modifié son passé et son cerveau pour qu’il soit fidèle à HYDRA.

On naviguera dans ces épisodes entre deux périodes. Les années 20-30, avec un Rogers enfant qui suit une formation chez les leaders de HYDRA de l’époque, et le présent, où il défend les intérêts de l’organisation au nez et à la barbe de ses amis super-héros. Le scénariste Nick Spencer se paie donc le luxe de nous dévoiler des coulisses intéressantes de Standoff, avec des détails qui étaient cachés dans l’histoire principale, mais aussi de signer un bon tie-in à Civil War II. Là où Bendis patauge parfois à expliquer les motivations de Tony Stark, Spencer le fait dialoguer avec Rogers et rend plausible certains aspects de Stark qui choquaient parfois presque dans l’event. Sans parler de l’implication de Rogers dans la mort de Banner…
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Mais le scénariste ne s’arrête pas là. Ayant kidnappé le savant Erik Selvig, Rogers lui installe un laboratoire secret grâce à des méthodes radicales, sans hésiter à tuer, et commence à se libérer du joug de Red Skull, qu’il trouve trop égoïste et pas assez conforme à l’idée qu’il se fait, lui, de HYDRA ! Mais le nouveau Cap a aussi beaucoup d’épées de Damoclès au dessus de la tête : il manque parfois de réussite dans ses projets criminels, doit se cacher à ses amis super-héros ainsi qu’à l’Inhumain Ulysses qui pourrait le démasquer, tout la télépathie du Red Skull auquel il est censé obéir !

Un double-jeu risqué et original, et même si la recette est un peu calquée sur celle du Superior Spider-Man, mettant un méchant dans la peu du gentil, on se doute que tôt ou tard, Rogers redeviendra à la normale. En attendant, la série change agréablement de ce qu’on a l’habitude de lire dans les pages de Captain America, et je la poursuivrai donc, d’autant plus que les dessins, majoritairement de Jesus Saiz, sont classiques mais efficaces.

Commander le tome 1 « Hail Hydra » en VO

Contient : Captain America: Steve Rogers 1-6, Free Comic Book Day 2016 (Captain America)

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6 commentaires sur “Captain America : Steve Rogers #1-6

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  1. J’avais lu le premier épisode, attiré que j’étais par l’événement qui a fait grand bruit, mais j’ai lâché après le second. C’est pourtant sympa, mais j’ai pas accroché plus que ça.

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