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Et voilà donc le premier numéro de la « nouvelle » revue Spider-Man. Panini a en effet relancé tous ses magazines du kiosque, dans l’optique de les synchroniser entre eux, de s’adapter au nouveau nombre de pages des séries US (20 au lieu de 22) et de surfer sur le succès du film Avengers en rebaptisant une partie des titres. Le magazine passe donc de 96 à 112 pages mais augmente de 70 centimes ! (il ne dégageait pas de profit dans sa version précédente selon Panini – sic)

Passons donc en revue ce nouveau magazine qui est dans la droite lignée du précédent, stoppé au numéro 149, et voyons  comment Panini affronte son concurrent Urban Comics…

Tout d’abord, la revue s’ouvre par une page de présentation des 3 principales familles de héros présents en kiosque: les Vengeurs/Avengers, les X-Men et Spider-Man. Une page copiée/collée dans les autres revues, la partie Spider-Man étant notamment peu judicieuse et pas forcément adaptée à la lecture qui va suivre.

Ensuite, place à la nouvelle série Avenging Spider-Man. Un team-up qui va associer Spidey avec un de ses collègues des Vengeurs, et il commence avec Rulk (Red hulk). C’est fun, décomplexé, comme le dessin de Madureira. A noter le running gag qui consiste à se moquer des héros qui, comme Spidey, appartiennent à plusieurs équipes (Wolverine et la Chose par exemple) et doivent jongler avec un emploi du temps bien chargé !

Choix curieux quand même que de commencer cette « nouvelle » revue avec cette série sans aucune explication. Et vu que qu’elle se passe après Spider-Island qui commence dans les pages suivantes (re-sic), çà spoile un peu mais Panini le reconnait dans sa post-face et s’en fiche allègrement. Dont acte.

S’ensuit un (énième) prologue à l’évent du moment, avec un épisode issu du Free Comic-Book Day 2011 : Spider-Man 1. Les nuages s’accumulent sur la tête de Spidey, pas de surprise donc puisqu’à force de lire des préludes on sait déjà les grandes lignes de ce qui va se passer.

L’évent commence donc dans les pages de Amazing Spider-Man 666 et 667, Spidey va avoir fort à faire pour affronter les machinations de ses adversaires qui pour l’instant ne l’affrontent pas ouvertement. Avec les Vengeurs et les FF, il aura bien besoin de renfort pour contenir les habitants de New York a qui le Chacal a donné les pouvoirs de Spider-Man ! Çà démarre donc assez fort et la suite s’annonce sympathique.

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the number of the beast !

Par contre, quelle est l’intérêt de publier à la suite le one-shot Spider-Man : You’re Hired ! qui est en fait une pub pour l’équivalent du Pôle Emploi de New York ? C’est hors continuité, Parker y rencontre Bloomberg, le « vrai maire », çà n’apporte rien du tout et çà n’est que du remplissage que Panini a casé pour boucler la revue. Bref, on augmente le nombre de pages (et le prix, re-re-sic) pour ne pas savoir quoi publier d’un peu pertinent.

Passons sur la post-face agaçante, qui est comme souvent proprement inutile… Décidément Panini publie ses magazines n’importe comment. Un nouveau numéro 1, s’il a pour but de capter de nouveaux lecteurs, devrait les guider dans la découverte de l’univers présenté. Il y aurait matière à faire un dossier sur le Chacal, ou sur les clones, ou encore Mme Web, par exemple… Urban Comics l’a bien compris et ses revues kiosque, qui viennent de démarrer, sont un modèle du genre avec des dossiers sur les personnages, les derniers évènements, leurs créateurs ou encore de petits résumés des épisodes précédents.

Chez Panini, rien de tout çà. Le peu de rédactionnel est « bateau », rien n’est expliqué et le nombre de pages supplémentaires n’est pas exploité mais sert juste à caser un mini-épisode inutile. Alors que le film vient de sortir, dommage de ne pas en parler dans la revue et de ne pas aider de nouveaux lecteurs à démarrer. Et si ce n’est pas le but, dans ce cas la nouvelle numérotation est inutile.

Bref, je ne comprends pas la logique Paninienne, qui devrait pourtant avoir une grande expérience du sujet, et quand je compare avec le sérieux et le professionnalisme d’Urban Comics, cela me conforte dans mon choix d’arrêter la plupart des revues kiosque de Panini, et de poursuivre les séries Marvel qui m’intéressent encore en V.O.

Je continuerai la revue Spider-man pour les histoires, mais continuerai à déplorer le manque de professionnalisme (pour ne pas dire l’incompétence notoire) de Panini…